MATCH AMICAL FRANCE-BREIL

Publié le par senesports.over-blog.com

Les « Bleus » comme en 98

Dans un Stade de France plein à craquer, l'équipe de France a confirmé sa victoire en Angleterre (2-1), il y a près de trois mois, en s'imposant face au Brésil (1-0). De bon augure avant les suites des qualifications pour l'Euro 2012.

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Même en amical, une victoire face au Brésil ne laisse pas insensible. Une des nombreuses supportrices brésiliennes parées du maillot de la Seleçao à l'entrée du Stade de France, non plus, mais c'est bien l'équipe de France qui devait poursuivre son opération reconquête. Face au quintuple champion du monde brésilien, lui aussi en reconstruction, tout n'a pas été parfait, notamment en première période avant l'exclusion logique d'Hernanes pour un pied très haut sur Benzema (40e). Jusqu'à ce tournant du match, les Bleus ont vécu un scénario qu'ils avaient pourtant prévu : un Brésil qui les prive de ballon, cherche sans cesse les intervalles et attend les appels en profondeur de Pato et Robinho, fuit les duels et presse très haut quand son adversaire lui reprend le ballon. 
La défense française a alors parfois manqué de justesse dans ses relances, l'équipe ayant du mal à poser son jeu. Elu homme du match à la pause, Yoann Gourcuff a bien tenté de mettre le pied sur le ballon, Ménez s'est activé côté droit, Benzema a bougé, pris la défense brésilienne à revers même dès la neuvième minute. Mais sa frappe, un poil trop croisée, n'a pas réchauffé un Stade de France surpris par le froid. Et la tournure des événements.

Ménez et Benzema avaient le feeling

Durant les hymnes, un léger frisson a pourtant traversé les 79 700 supporters français, forcément touchés par le souvenir d'un certain 12 juillet 1998. Près de treize ans plus tard, l'intensité n'était pas la même, loin de là. Et la partie s'est cette fois-ci débloquée en seconde période, le Brésil jouant à dix. Sans doute regonflés par les consignes de Laurent Blanc, les deux amis Jérémy Ménez et Karim Benzema ont pris les choses en mains. Une accélération énorme du Romain côté droit a laissé André Santos scotché dans le gazon, le Madrilène n'ayant plus qu'à pousser le ballon dans le but vide. 

Les deux hommes ont alors donné le tournis à la défense brésilienne. Un petit pont sur André Santos, encore lui, signé Ménez, puis deux occasions énormes de Benzema, privé d'un doublé par un Julio Cesar attentif sur une tête et une frappe croisée (56e, 61e). Hugo Lloris, lui, n'a pratiquement rien eu à faire à part une belle sortie dans les pieds de Hulk sur la fin (88e). Plutôt bon signe. Signe en tout cas que le chantier prioritaire de Laurent Blanc, à savoir la défense, est bien avancé. Les Bleus n'ont pris qu'un but sur leurs cinq derniers matches, tous gagnés. Karim Benzema a marqué à chaque fois. D'ailleurs, chaque fois qu'il a marqué, son équipe a gagné. Le Stade de France, qui lui a réservé une standing ovation à sa sortie, ne s'y est d'ailleurs pas trompé. La page 2010 est bel et bien tournée, 2011 commence bien.

France Football

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