Roger Mendy, ancien international

Publié le par senesports.over-blog.com

« Que les Lions me fassent oublier Sénégal 92 »

Le match Sénégal-Cameroun de ce soir à 17H30’ au stade Léopold Sédar Senghor a réveille un vieux souvenir chez l’ancien international sénégalais : la Can Sénégal. Son message aux Lions : « gagnez pour me faire oublier l’élimination du Sénégal en quart de finale de cette compétition.

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Roger, Sénégal-Cameroun, des duels toujours attractifs et compliqués pour les acteurs. Vous en connaissais en tant qu’ancien international…

Effectivement, et c’est un mauvais souvenir pour moi. Ce match là, c’était en quart de finale de la Can, Sénégal 92 (1-0 pour le Cameroun. But de Ernest Ebongué à la 84ème minute : Ndlr) qui m’a coûté pas mal d’année avant de rentrer au bercail. Puisque je suis resté dix-sept ans avant de revenir au pays. Je ne peux pas oublier nos confrontations contre le Cameroun. J’espère que je vais y parvenir samedi avec une belle victoire, même si ce n’est pas le Cameroun des Oman Biyik et autres. Il nous faut juste un peu d’organisation et de sérieux pour s’en sortir victorieux. Et je salue dans ce sens le travail fait l’entraîneur national Amara Traoré et son staff.

A quel genre de match peut-on s’attendre ?

Difficile. Il faut s’attendre à une bataille sans merci. Ça toujours était comme ça entre les deux pays. Il n’y a rien de facile dans le football. C’est aux joueurs de rendre les matchs difficiles en matchs faciles. Même contre l’Ile Maurice, ce n’était pas facile. C’est les joueurs rendus facile les choses.

Vous avez était été défenseur, en face de quelqu’un comme Eto’o, que doit faire les jeunes ?

Tout le monde nous parle d’Eto’o. Si vous me dites Eto’o, je vous dis Moussa Sow, vous me citez un autre, je vous dis Niang, Demba Bâ, Dame Ndoye etc. On a plein d’Eto’o de nous. Maintenant, pour répondre à votre question, il faut avoir une bonne organisation défensive. C’est tout. Il ne faut pas un plan anti-Eto’o.

Peut-on craindre une bataille et craindre une bataille au milieu du terrain compte tenu du gabarit des Camerounais ?

Moi, je ne crains rien du tout. La batail sur le terrain sera gagné. En football, on est onze partout. Il faut gagner les duels. Les batails auront lieu partout. En défense, au milieu et attaque. On a besoin des trois points et il nous les faut pour espérer la qualification. Il nous faut sortir premier du groupe, et ce n’est pas facile. C’est pourquoi il faut prévoir les faux pas et des imprévus. On peut même perdre contre l’Ile Maurice au retour. C’est le football. il est très aléatoire.

Si vous jetez un coup d’œil sur le rétroviseur, que direz-vous de votre génération et celle d’aujourd’hui ?

C’est presque la même chose. Nous étions tous des professionnels en Europe. La différence entre notre génération et celle d’aujourd’hui, c’est que nous, nous étions un groupe qui avions déjà des noms ici. C’est-à-dire qu’on joué au niveau local et prouvé avant de s’envoler pour l’Hexagone. Mais c’est le contraire actuellement. Les joueurs ne connaissent pas le championnat local. Ils nous viennent directement d’Europe. C’est l’inverse de notre époque. Ça se comprend. Parce qu’avant, les gens travaillaient, mais ce n’est pas le cas actuellement. Il n’ya pas de moyens, ni d’infrastructures pour permettre aux jeunes de s’exprimer.

Recueillis par François MENDY

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