LUTTE-NOMME TROISIEME TIGRE

Publié le par senesports.over-blog.com

Gris Bordeaux veut porter haut les valeurs de l’écurie Fass

A en juger par ses propos plutôt mesurés à l’endroit de Eumeu Sène, son adversaire du 6 mars prochain, Gris Bordeaux donne l’impression d’avoir beaucoup mûri depuis sa dernière sortie infructueuse contre Yékini, le roi des arènes en 2009. Une attitude qui n’est pas étrangère aux lourdes responsabilités que lui a confiées son écurie en le désignant comme étant « troisième Tigre de Fass », dans la foulée du jubilé de Moustapha Guèye.

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D’habitude fougueux et très provocateur devant ses adversaires, Gris Bordeaux s’est cette fois-ci gardé de faire des déclarations plus ou moins déplacées à l’encontre d’Eumeu Sène avec qui il croise le fer le 6 mars prochain au stade Demba Diop. Tout au contraire, « le nouveau Tigre de Fass » semble vouer beaucoup de respect au poulain de Tyson qu’il considère d’ailleurs comme l’un des lutteurs qu’il respecte le plus dans l’arène. Et lors de ses deux face-à-face avec Eumeu Sène au parc de Hann puis au stade Demba Diop, pour les besoins de la signature de contrat et de la bataille psychologique, Gris Bordeaux a adopté un discours assez mou avec des propos du genre « Eumeu Sène est un grand champion », etc. Une attitude qui contraste à bien des égards avec celle que le poulain de Mbaye Guèye avait l’habitude d’adopter par le passé, notamment en 2009 lors de son choc contre Yékini.

A l’époque, le grand-frère du jeune lutteur Mame Mawdo Dione avait traité le chef de file de l’écurie Ndakaru de tous les noms d’oiseaux au point de pousser celui-ci à sortir de ses gonds et à perdre sa sérénité habituelle. L’héritier de Tapha Guèye craint-il le Pikinois ou veut-il seulement l’endormir ? La seconde hypothèse semble plus plausible que la première ; d’autant plus qu’il avait déjà battu le sociétaire de la Génération Boul Faalé en 2006. Toujours est-il que ce changement de ton inédit du « troisième Tigre de Fass » laisse croire qu’il a beaucoup mûri depuis son revers contre Yakhya Diop en 2009. Il faut dire que cette défaite et l’année blanche qu’il a passée, la saison dernière, semblent avoir un peu tempéré ses ardeurs. A cela s’ajoutent aussi les lourdes responsabilités que son écurie lui a confiées en le nommant « troisième Tigre de Fass », dans la foulée du jubilé de Moustapha Guèye, l’année dernière. Avec cette nouvelle charge, Gris Bordeaux ne peut plus se permettre des écarts de langage ni faire ce qu’il veut. En tant que capitaine de bateau, il est tenu de montrer le bon exemple à ses jeunes coéquipiers, notamment en portant haut les valeurs de l’écurie Fass que lui ont léguées Mbaye Guèye et Moustapha Guèye. Et cela passe par le respect strict de ses pairs.

Diégane SARR, Soleil des Sports

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