LUTTE CONTRE LE DOPAGE

Publié le par senesports.over-blog.com

Le CIAD sensibilise ses pensionnaires

Le Centre international d’athlétisme de Dakar (Ciad) a réuni il y a quelques jours au stade Léopold Sédar ses pensionnaires pour les entretenir des nouvelles dispositions antidoping. Un moyen efficace pour eux de lutter contre le dopage.

CIAD BOB

Les athlètes du CIAD

Pour le directeur du Centre international d’athlétisme de Dakar (Ciad), Raphaël Kodjovi Agopomé, « la meilleur solution pour lutter contre le dopage dans le sports, est la prévention ». Ce « fléau des temps modernes » comme il le qualifie est en effet devenu une véritable problématique dans le milieu sportif. Et c’est pour prendre le taureau par les cornes que le Ciad a ressemblé il y a de cela quelques jours au stade Léopold Sédar  ses pensionnaires et les spécialistes pour débattre de la question.

L’objectif selon le M. Agopomé est « d’informer les praticiens de la réglementation sur le système antidoping mise en place par l’International test dopage et de gestion (Idtm) » qui est l’instance qui effectue des contrôles de dopage dans le monde entier « et les rappeler que chacun doit faire de la question une affaire personnelle ». Face à une réglementation et un arsenal juridique de plus en plus contraignant qui obligent les athlètes à fournir à l’Agence mondiale antidopage (Ama) leurs calendriers de déplacements, et plannings d’entraînements pour qu’ils puissent être suivis et contrôlés à tout moment, il urge que « nos pensionnaires soient au même niveau d’information que leurs homologues », explique M. Agopomé.

D’où sa satisfaction pour l’action de la Confejes qui a initié cette rencontre avec le département du Val-d’Oise en France. Une rencontre qui a enchanté les athlètes qui étaient tous présents. Très intéressés par le sujet par le sujet, ils ont bombardé de questions le conférencier, Olivier Middleton, médecin directeur du service municipal d’hygiène et de santé de Tremblay (France). Lui-même ancien sportif de haut niveau pour avoir pris part aux championnats et coupe d’Europe avec l’équipe de France de natation des années 70, il a entretenu l’assistance sur les enjeux et conséquences du dopage. Pour ce qui est du premier point, la gloire, la reconnaissance, le succès planétaire, l’argent etc., sont entre autres les raisons qui peuvent expliquer le dopage selon M. Middleton. Seulement, ajoute-t-il, le revers de la médaille est souvent très lourd à supporter pour ceux qui sont pris. En effet, leur rejet systématique par la société peut souvent conduire au drame. C’est pourquoi, préconise-t-il de « travailler la société pour qu’elle ne les rejette pas ».  Car, si un tel scénario se produit, « ils peuvent tomber dans la dépendance aux drogues ».

Alors, de ce point de vue, peut-on peut éradiquer le dopage ? « Difficile voir impossible », croit le médecin directeur du service municipal d’hygiène et de santé de Tremblay. La raison, c’est ce « phénomène existe depuis la nuit des temps », d’après lui. Et la tâche est devenue plus compliquée aujourd’hui. Et de l’explique par la surcharge de l’agenda des compétitions internationales. D’après Olivier Middleton, « chaque année, de nouvelles compétitions sont crées et les conditions d’entraînements sont devenues de plus en plus exigeant. Le flux de capitaux dans le milieu commandent de nouvelles méthodes et techniques pour être de plus performant ». Alors, faut-il désespérer ? « Non » répond-il, « il ne faut pas perdre espoir ». Loin de là. La solution ?, « il faut investir dans la prévention plutôt que dans la répression », préconise-t-il.

François MENDY

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