Léopold Germain Senghor, SG Uassu

Publié le par senesports.over-blog.com

« Nous voulons installer la Fédération en novembre au plus tard »

L’Union des associations sportives scolaires et universitaires (Uassu) va changer de statut pour devenir une Fédération sportive « au plus tard en novembre ». Tel est le souhait de son secrétaire général, Léopold Germain Senghor. Cet engagement fruit de la réflexion qui avait été tenu en 2009 va donner « plus d’autonomie » à la nouvelle structure, mais aussi lui permettra de mieux « centraliser ses ressources ». M. Senghor revient ici sur entres autres, les défis de l’Uassu en 2011, la non-participation des agents du Ministère de l’éducation à ses activités, le bilan de la saison écoulée.

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SG, quels sont les défis de l’Uassu pour cette année ?

Pour nous, c’est une meilleure organisation des championnats nationaux universitaires (Cnu) qui sont prévus cette année du 1er au 7 avril. A cet effet, même si la réunion que nous avons tenu le 19 janvier dernier au Ministère de l’Enseignement supérieur n’était pas spécialement convoqué pour cette compétition, il est ressorti que ce département avait la ferme volonté de relancer la pratique sportive dans le milieu universitaire. D’ailleurs toutes les universités et certaines écoles supérieures étaient représentées. Il a aussi été convenu de lutter davantage contre la fraude pour que les véritables étudiants puissent bénéficier des compétitions. Cette année est aussi celle des Jeux universitaires mondiaux ou unversiade qui auront lieu du 12 au 23 août à Shenzhen en Chine. Il s’agira de faire une bonne participation lors de ces joutes.

Qu’entendez-vous par une bonne participation ?

C'est-à-dire, défendre nos titres. En effet, lors de la dernière compétition en 2009 en Belgrade, le Sénégal avait remporté la médaille d’or aux 400m avec Fatou Bintou Fall, une médaille d’argent pour Ndiss Kaba Badji (longueur) et le bronze au relais 4x400m féminin. En outre, notre souhait est que 2011 soit l’année de la bonne conduite des réformes pour répondre à l’exigence des acteurs.

De quelles réformes faites-vous allusions ?

Il s’agit de l’application des fruits de la réflexion du séminaire que nous avons tenu en 2009 au stade Léopold Sédar Senghor. La décision phare était d’aller vers la création d’une Fédération du sport universitaire en lieu et place de l’Uassu. C’est cette décision qui a été réaffirmé lors de la réunion du 19 janvier dernier. A nous acteurs du sport scolaire et universitaire de tout mettre en œuvre pour réaliser cette orientation. Il s’agit de mettre en place un plan de travail avec un chronogramme précis pour que les gens sachent les délais qui leur sont impartis dans la prise en charge de cette préoccupation.

Et quand sera-t-elle installée cette nouvelle Fédération ?

Notre souhait, c’est qu’on l’installe au plus tard en fin 2011. C'est-à-dire entre octobre et novembre de cette année. Et je crois qu’on y arrivera. Parce nous avons le soutien de toutes les autorités qui gravitent autour du sport scolaire et universitaire. Elles son convaincues que la voie de salut est dans la mise en place d’une Fédération. C’est une dynamique unitaire qu’il faut saluer.

Quels intérêts y a-t-il à se mouvoir en Fédération ?

La différence fondamentale qu’il y aura entre la Fédération et l’Uassu, c’est que la Fédération sera plus beaucoup autonome que l’Uassu. Elle aura presque l’obligation de résultat. Il s’agit pour elle de faire revivre le sport scolaire sur toute l’étendue du territoire nationale. Cette autonomie donnera plus de marge de manœuvre aux autorités qui sont chargées d’administrer le sport scolaire et universitaire. Elle permettra aussi une centralisation des ressources.

C’est bon d’aller vers une Fédération sportive, mais sachant que vos activités sont boycottées par les agents du Ministère de l’Education, est ce que votre Fédération ne serait-elle pas vouée à l’échec si vous ne réglez pas ce différent ?

Je n’aime pas trop qu’on parle de boycotte. Cette phase est dépassée. Il y avait juste un différent qui est en passe d’être résolu. Parcequ’il y va de l’intérêt de tous les acteurs de l’Education et du sport scolaire et universitaire que celui-ci marche. Comme le secteur de l’Education est transversal, il est en de même pour son sport. Il est aujourd’hui à cheval entre quatre départements au moins. Celui du Sport, de l’Education, de l’Enseignement supérieur et de le Formation professionnel. Donc, vous voyez que c’est un domaine complexe. Comme je le disais, nous sommes dans une phase de mutation. L’incompréhension dont vous faites allusion avec le Ministère de l’éducation est presque réglée. Parce que nous avons déjà trouvé un accord sur la cogestion entre les Ministères des Sports et de l’Education. Le protocole est déjà approuvé par les deux parties.

Quel est la teneur de ce protocole d’accord ?

Comprenez que je ne puisse rien vous dire pour le moment. Même si je vous dis qu’un terrain d’attente est déjà trouvé, il n’est pas encore signé. Donc, susceptible d’être retouché à tout moment. En plus, ce ne serait pas élégant de ma part de l’étaler sur la place publique. De toute façon, le moment venu, tout le monde aura connaissance de ce qu’il englobe.

L’année civile est terminée, quel bilan tirez-vous de l’exercice 2010 ?

Le bilan est largement positif. Nous avons doté les régions de matériels didactiques pour l’organisation des finales, les championnats nationaux universitaires ont bien vécu, le Sénégal a été bien représenté sur la scène continentale et mondiale. Pour ce dernier point, un étudiant  a été invité par la Fédération internationale du sport universitaire (Fisu) à prendre part à la réunion de Vigo en Espagne. Si nous avons pu faire tout ceci, c’est grâce au soutien indéfectible du ministre des Sports que je remercie au passage.

Réalisé par François MENDY

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