Kor Arfang Sarr, entraîneur AS Pikine

Publié le par senesports.over-blog.com

« La solidité défensive et le public sont nos principales forces »

Pour Kor Arfang Sarr, entraîneur de l'AS Pikine, la force de son club réside dans sa solidité défensive et son public.

arfang-sarr.jpg

Quatrième au classement après dix journées, coach, est ce que vous vous attendez à ce résultat quand vous prenez les rênes du club en début de saison ?

Honnêtement je ne m’y attendais pas à ce résultat. Mais nous savions que nous pouvions faire mieux que la saison dernière. Parce que nous avons tout ce qu’il faut pour réussir. Et nous avons cette année un certains nombres de facteurs qui nous permettent d’être concentrés. Il s’agit  du président Modou Fall qui fait tout pour que l’équipe soit dans les meilleures conditions de performance. Les salaires sont payés à temps, les primes sont régulièrement payées. Il y aussi la solidité défensive qu’il ne faut pas négliger. Enfin, incontestablement, le point fort de Pikine demeure son public. Voilà ce qui fait la force de Pikine.

Comment vivez-vous avec vos joueurs les divergences au sein de la Direction ?

Vous savez, personnes ne souhaite avoir des problèmes dans son équipe. Mais ce n’est pas la première fois. Si vous vous rappelez bien, la même situation s’est produite l’année. Même si je n’étais pas là, cela nous a servi de leçon. Personnellement, je crois en mes capacités, je ne doute jamais de ce que je sais faire. J’ai été joueur avant d’être entraîneur. J’ai obtenu mes diplômes d’entraîneur à Clairefontaine. Mon vécu de joueur plus ma formation m’aide beaucoup. Et ça, c’est important. Loin de me venter, je me suis dis qu’on pouvait mieux faire que l’année dernière.

Quel discours tenez-vous à vos joueurs ?

C’est que dans chaque équipe du Sénégal, il y a au moins trois à quatre joueurs de Pikine là-bas. Ils sont trois au Casa, dix à la Compagnie sucrière sénégalaise. C’est pour vous montrez que Pikine est un moteur du football au Sénégal. Personne ne peut le nier. Deuxièmement, je leur dis que vous êtes dans de bonnes conditions, donc, vous avez l’obligation de résultat. Les primes ne tardent jamais, nous avons un bon terrain et on voyage très bien. Quant aux salaires, les joueurs sont déjà payé au moment je vous parle, (l’interview a  lieu mardi 22 février). L’autre axe de mon discours, c’est de les faire croire en leurs capacités. On n’en a marre que depuis cinquante ans que l’AS Pikine est née y compris Niayes qu’on ait rien gagné. Leur dire que ce qu’on peut prendre aujourd’hui, il ne faut attendre demain pour le prendre. Que l’équipe nationale du Sénégal est à leur portée. A propos, c’est dommage qu’on n’ait pas beaucoup joué à Demba Diop avant la sélection locale. Si c’était le cas, on aurait eu au moins trois éléments dans le groupe. Pour le début de saison bon début de saison, mérite revient aux joueurs et non à moi.

Que signifie ce qu’on doit gagner aujourd’hui, il ne faut pas attendre demain pour le prendre. C’est quoi votre objectif ?

C'est-à-dire que vous êtes joueur, vous avez un championnat, une coupe de la Ligue et la coupe du Sénégal. C'est-à-dire, aborder tous les matchs avec un esprit de gagneur. Notre objectif reste le maintien. Jouer en Ligue 1 la saison prochaine. Mais si on peut gagner la coupe du Sénégal ou celle de la Ligue, on prend. Mais pour le championnat, c’est le maintien.

Est-ce que ce n’est pas un challenge personnel pour vous, quand on sait les conditions dans lesquelles vous avez quitté le Diaraf ?

Je ne sais pas si je peux parler d’un challenge personnel. Tout ce que je sais, c’est que c’est la deuxième saison que Pikine est dans l’élite. L’année dernière, ils ont eu des difficultés. Ils se sont battus jusqu’à la dernière journée pour sauver leur peau. Moi, je suis venu pour marquer mon empreint. Souvenez-vous quand je suis arrivez au Diaraf. Ce n’était pas ça. On a essayé d’y laisser quelques traces sur le plan physique, tactique et organisationnel. Et ça, c’est important. Certes ce n’est pas facile, mais nous faisons de notre mieux pour faire bien les choses.

Personnellement, est ce n’est pas montrer aux dirigeants du Diaraf qu’ils ont tort en ne vous conservant pas ?

Je n’ai aucune rancune par rapport au Diaraf. C’est un club que j’aime beaucoup pour y avoir évolué en tant joueur. Peut être que les dirigeants se sont trompés, mais je ne vais pas m’appesantir sur cette question. Parce que j’ai de très bonnes relations avec eux. Le président Wagane Diouf me recevait régulièrement chez lui. Je garde d’excellents rapports avec le président de la Section de football, Ndoffène Fall, avec Me El Hadj Diouf, les membres de l’encadrement technique, Mbaye Mbengue et Amadou Diop, « Boy Bandit ». Je n’ai que des amis au Diaraf. Il n’y a pas d’animosité entre nous. Je n’ai été viré du Diaraf. Ça, il faut que les gens le comprennent.

Pourquoi n’êtes-vous pas retourné au Diaraf alors ?

Ce qui s’est passé, c’est que j’ai eu un stage en Hollande et je devais partir. Donc, il ne fallait pas laisser le club orphelin. Parce que cette même situation nous était arrivée il y a de cela deux ans. L’entraîneur et son adjoint étaient tous à Saly Portudal au centre Diambars pour une formation. L’équipe était restée orpheline. Conséquence ? Nous avons eu trois ou quatre défaites. Ce qui a permis à la Linguère de remporter le titre de champion du Sénégal. Donc, quand la même situation s’est présentrée, les dirigeants se sont dit, il faut trouver un entraîneur pour tenir l’équipe jusqu’à la fin du championnat. C’est ainsi qu’ils ont fait appel à Lamine Dieng.

Si les choses se sont passées telles que vous le dites, pourquoi n’êtes-vous pas retourné pour prendre votre place au banc du Diaraf ?

C’est du à un problème de communication. S’il y a quelque chose que je dois déplorer, c’est bien le manque de communication avant que je ne parte en Hollande. C’est là où se situe mon problème. Sinon, il n’y aucun problème. Parc que s’il y avait une communication avant mon départ, ils allaient me dire, on prend Lamine, mais dès ton retour tu rejoins le staff. Il n’y aurait aucun souci. Mais ça n’a pas été fait. C’est ce qui a fait que quand je suis revenu, je ne pouvais pas retourner au Diaraf. Parce qu’il y a un entraîneur sur place. C’est pourquoi je dis que je n’ai pas été viré.

Réalisé par François MENDY

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article