Arbitrage des compétitions internationales

Publié le par senesports.over-blog.com

Le Cnoss se retire face à la petitesse du budget

Le Comité national olympique et sportif sénégalais (Cnoss) a décliné l’offre que lui avait faite le Ministère des Sports, à savoir l’aider à l’arbitrage budgétaire des compétitions internationales. Ce qui est ressorti de la réunion qu’il a tenu hier avec l’ensemble des Fédérations sportives.

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Diagna Ndiaye, président du CNOSS

« Avec 300 millions de francs de Cfa, nous sommes dans l’impossibilité de continuer la collaboration avec le Ministère des Sports dans l’arbitrage des compétitions internationales ». C’est en termes que le secrétaire général du Comité national olympique et sportif sénégalais (Cnoss), Santi Sène Agne a expliqué la position de la mère des Fédérations qui a décliné l’offre qui leur avait été faite par Monsieur Faustin Diatta pour l’aider dans cette tâche.  L’invite de la tutelle « résulte des difficultés qu’elle avait à départager l’an passé les Fédérations » sur cette question très compliqué. Celles-ci ont exprimé leur besoin  à « 1 milliards 800 millions de francs Cfa, alors que le Ministère ne dispose que de 900 millions de nos francs », selon M. Agne.

Ce qui a rendu plus complexe la situation est que sur les 900 millions disponibles, le football avait déjà pris 300 millions. Le handball lors des éliminatoires de la zone II qui s’est tenu à Thiès et le football (match Sénégal-Cameroun et autres joutes) se sont encore partagés les autres 300 millions. Ce qui fait qu’il ne reste que 300 millions à partager à la quarantaine de Fédérations.

Un exercice périlleux auquel le Cnoss ne peut se mêler. Le constat tiré par le secrétaire général est que « les demandent pour les compétitions internationales augmentent, alors que le budget tend à baisser ». Ce qui n’est pas du goût du Cnoss. Face à cela à la petitesse de la somme, « nous avons demandé au Ministère de nous faire une simulation. Ils nous ont alors présenté deux tableaux. Le premier contient la liste définitive des activités retenues qui sont au nombre de quinze. Et le second, la liste d’attente », relate le vice-président Issa Mboup. Et même les deux tableaux présentent des incohérences. Par exemple, « les éliminatoires des Jeux Olympique figurent sur la liste d’attente, tandis que le handball qui est qualifié pour les Jeux Africaines est absent sur les deux listes », d’après M. Mboup. Ce qui fait dire à Santi Sène Agne qu’« il n y a pas de critères » dans l’arbitrage. En somme, la simulation « est trop peu rationnel », assène-t-il.

Après concertation avec les Fédérations, il ressort que celles-ci « fustigent la sommes disponible », note le vice-président Souleymane Gaye, qui soutient que « du fait que certaines instances fédérales soient représentées par les directeurs techniques, nous n’avons pu prendre aucune décision sur le boycotte ou non des compétitions internationales. On leur laisse le libre choix ». Mais certaines ont déjà agité cette idée, d’après lui.

François MENDY

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