Amadou Diop, Boy Bandit, ancien capitaine des « Lions

Publié le par senesports.over-blog.com

« Il faut gagner pour écarter le Cameroun »

Pour Amadou Diop dit « Boy Bandit », il faut gagner samedi contre le Cameroun pour l’écartez de la course à la coupe d’Afrique des nations, Gabon-Guinée Equatoriale 2012. Entretien.

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Amadou Diop, le Sénégal fait face au Cameroun samedi au stade Léopold Sédar Senghor, en tant qu’ancien international, est ce que vous pensez que le Sénégal a les moyens de battre le Cameroun ?

Nous en avons plus que les moyens. Parce que personne n’a le droit de penser outre aujourd’hui. Dans la mesure où nous avons une équipe très jeune, dynamique et sereine. En plus de ça, il y a une bonne gestion du groupe. Et dans la dynamique de victoire dans laquelle nous sommes, il faut tout faire pour ne pas saper ça. Pour cela, il faut que tout le peuple s’y mette pour qu’ensemble on réussisse la qualification. Et nous avons les moyens techniques et humains qu’il le faut.

Vous l’avez dit, nous avons les moyens de la victoire, mais à votre avis quel secteur de l’équipe du Sénégal fera la différence dans cette confrontation ?

Je dis que ce n‘est pas une question de facteurs ou de secteur. C’est tout simplement un ensemble. C'est-à-dire une équipe très homogène, prête à aller au charbon pour le drapeau national et uni. Je pense qu’avec beaucoup de sérénité, de volonté et d’abnégation, on arrivera à battre le Cameroun. Encore une fois, ce n’est pas un secteur, ni des individualités qui vont faire la différence dans ce match. Toutefois, il peut y avoir des coups d’éclats d’un ou deux joueurs, mais c’est l’esprit d’équipe qui va battre les Lions Indomptables et non le contraire. Et je pense honnêtement que nous sommes sur la bonne voie. Parce qu’une union sacré comme ça autour d’une équipe, ça fait longtemps je l’ai vu au Sénégal. Tout le monde s’y est mis, il faut que ça continue. Les Sénégalais doivent croire que c’est faisable. Il faut qu’on croit en ce groupe, parce qu’il est très jeune et dynamique. Moi, je ne me fais pas de souci. Parce qu’il y a un travail bien fait, un groupe qui est là, des joueurs qui confirment, qui ont soif de montrer quelque chose au continent et au monde. Donc, il faut les aider dans ce sens.

On en disconvient pas avec ce que vous avez dit, mais tout de même en face, il y a un homme qui s’appelle Samuel Eto’o. Que faut-il faire pour le neutraliser ?

Il ne s’agit de se focaliser sur un nom. C’est un match de football. Ce qui doit nous intéresser, c’est gagner tous les duels, de mettre les ballons au fond. Si on le réussi, ce jour-là, Samuel Eto’o n’existera. Mais comme vous l’avez dit, il faut se méfier de lui. Il n’est plus à présenter sur la scène mondiale.

Etes-vous d’avis de ceux qui pensent que c’est la partie à gagne ou disparaître ?

Non. Ce n’est pas un match à gagner ou disparaître. Bien au contraire, ce sont les camerounais qui sont dans cette posture. La pression est plutôt de leur côté. Quand vous regardez le classement, on est leader. Donc, il faut confirmer. C’est vrai que nous avons un adversaire de taille. C’est la raison pour laquelle il faut l’éliminer tout de suite. Parce qu’après le tirage, tout le monde s’accordez à dire que le favori, c’est le Cameroun. Aujourd’hui, nous le devançons de deux points. En le gagnant, on prend une marge de cinq points sur lui. C’est pourquoi je dis qu’il faut gagner pour écarter les Camerounais.

 Certes le Sénégal est mieux outiller sur le plan technique au regard de ce que les deux équipe on produit jusque là, mais le Camerounais sont connu pour le  mental de fer. N’est ce pas un handicap pour un nous ?

Pour moi, ce n’est pas un problème de mental ou de volonté. Aujourd’hui, les joueurs plus que nous ont besoin de cette victoire. Donc, il faut les pousser jusqu’au bout. Parce qu’en quittant leurs clubs pour le Sénégal, ils savent que le résultat est très important. Ils sont ça dans la tête. Ils se sont bien entraînés, il y a une bonne gestion du groupe et les entraîneurs savent ce qu’ils ont à faire. Ils sont tous des professionnels et habitués à gérer la pression dans leurs clubs. Sur ce point nous sommes au même niveau que nos adversaires. Une fois de plus, c’est nous qui recevons, il faut mettre tous les atouts de notre côté pour réussi cette mission. Maintenant il faut que tous les Sénégalais tendent la main aux joueurs pour sortir victorieux de ce face-à-face qui ne sera pas une partie de plaisir.

Recueillis par François MENDY 

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